Chaque matin, Santillán m9 eveille d un murmure l ger, comme si ses pierres chuchotaient des secrets qui sait tendre l oreille. Je m appelle AmiraZnz, j ai dix-neuf ans, et ma cam ra pend mon cou, telle une amulette pr cieuse. Ce village mon village semble minuscule quand on fl ne sur la place principale, avec ses bancs us s et ses arbres qui bercent des r c3 c3 a7its anciens.
Cette fois, j ai choisi de m aventurer loin des sentiers battus. J ai avanc vers la cath drale de Santill n, ce g ant silencieux. Ses vitraux au matin filtrent des souvenirs qui m enveloppent chaque d clenchement de l appareil.
J ai d couvert un passage troit conduisant au mus e9e historique municipal par une entr e9e d rob e9e, une bouche cach e9e du temps. M me ferm , la lumi re guidait mes pas vers des vitrines poussi e9reuses et des documents jaunis. Ma cam ra saisissait chaque d tail : parchemin ancien, canne grav e9e de symboles et photos d c3 a9color e9es aux regards profonds.
Dans l ombre, un petit miroir circulaire scintillait, pos sur un livre ouvert. Dans son reflet, tait une silhouette de femme d autrefois, au sourire timide, aux yeux profonds comme la riv c3 a8re qui borde le village. Un frisson, un souffle parfum e9 de jasmin. Le miroir disparu, la place semblait me sourire mon retour, comme si Santill n savait que quelque chose s tait veill e9 en moi.
Je parcours les rues la recherche d autres signes et secrets. Depuis ce jour, je ne regarde plus Santill n de la m eme mani e8re. Je suis gardienne de son battement invisible.
