Je suis le réverbère forgé qui sommeille, presque oubli dans un coin pav de Luthanie. Mon corps de fer soutient une flamme qui ne s veille que lors des nuits sans lune, ces heures o les secrets du temps glissent entre le murmure du vent et l’humidit des pierres.
Je me souviens, il y a des si cles, quand j’illuminai avec ferveur l’entr e9e du ch teau de Cardiff, veillant en silence tandis que les pas des soldats et des nobles traversaient mes lueurs vacillantes. Ces nuits-l , mes flammes gardaient des serments muets, des murmures tiss s l’ombre des cren aux. Mais aujourd’hui, je me contente d’observer la patience de l’oubli, blotti dans une ruelle o m me l’
