Pendant des années, j 27ai t un simple r verb re perch 0u sommet de la plus haute tour de Miravera, la Tour du Soleil. Mon verre, embu par la brume marine, prot geait une lumi re qui, autrefois, guidait marins et voyageurs.
Un matin nouveau s lev sur la Place du March , l o les pas des gens m laient parfums, voix et un rythme propre cette cit rebelle aux clich s. C 27est l qu 27un enfant me trouva, abandonn entre les tals, ma base de fer forg rouillant doucement au fil des heures. Il me prit sans crainte, comme s 27il comprenait que je cachais plus qu 27une simple lumi re.
Je l 27ai suivi jusqu aux Jardins de l 27Aurore, o il me d posa dans un coin oubli , sous un rosier fan . Quand la nuit tomba, je redoutais d 27 tre r duit un simple objet. Mais quelque chose s 27 veilla. Mes lumi res vacill rent, encore fragiles, mais avec une force insoup onn e9e. Et un souffle invisible se mit murmurer. Les feuilles du rosier chuchotaient d 27antiques r cits, d 27amours tus et de secrets confi s au bord de la fontaine.
